Ainsi, elles ont parlé de moi pendant quelques longues minutes, à me regarder, me scruter, de la tête aux pieds, à me toucher, me décrire, me définir, me comparer, m’observer et me tomber sur les nerfs, un peu. Je me sentais comme un personnage de cirque, de qui on parle devant lui, mais comme s’il n’était pas vraiment là.

C'est avec plaisir que je vous invite à traverser le continent, survoler l'océan et vivre en terre asiatique. Je vous amène avec moi en Corée du Sud, mon pays d'origine. Vivez cette expérience unique qui me remplie de doutes et d'inquiétudes. Mais soyez aussi témoins de ces papillons dans mon ventre qui me donnent aussi des ailes fragiles mais si puissantes pour affronter des milliers, des millions de petits chinois qui se ressemblent, qui me ressemblent. Enfin, je retourne où je suis née. Finalement, je retrouve mes origines...
An-yong, Manu. I take it for granted that I've had a lifetime to adapt to the elders in my life talking about us kids, in the third person. Do you feel self-conscious???? Worse (but funny now that I'm older) are memories of my mother and her old school friends sitting around the kitchen table. The kids would be in another room, listening to the muffled conversation. We'd hear our names and then roars of laughter. We just knew they were sharing our most embarrassing moments... Different physical boundaries...well, in my professional opinion, cultural adaptation does not mean you have to give up your boundaries. Sure, it's healthy to adapt but it's important to let your "presque famille" know you. Um, yeah, this cultural adapting stuff is a lifelong, on-going process....